Bonjour à tous ! Nous sommes le jeudi 12 octobre 2023. Vous lisez le numéro 72 de “La Sécurité est un Droit - Rue Bleue”: parce que vous figurez sur notre fichier d’envois (30.931 destinataires). Vous la recevez sur votre boîte mail chaque jeudi. Si vous n'êtes pas encore souscripteur, c’est le moment de le faire ! C’est ici.Pour lire ou relire tous les numéros précédents, c’est là ! Et pour faire un don, défiscalisé à 66%, c'est là
1) L’info de la semaine.
Les Français regrettent le service militaire obligatoire, sauf les 18/24 ans. Un sondage Ifop, pour la Carac, La France Mutualiste et Mutuelle Epargne Retraite, à l'occasion des 100 ans de la RMC/Retraite Mutualiste du Combattant.
2) L’édito de la semaine :
Réflexions sur la police de proximité, après l’attaque du Hamas, à partir de la bande de Gaza, sur Israël, samedi 7 octobre.
La responsabilité du fiasco de la politique sécuritaire israélienne est entièrement attribuée au Premier ministre Netanyahu (il aura 74 ans le 21 octobre). On semble oublier que c’est Ariel Sharon, qui a décidé d’évacuer la zone, avec ses 8.000 colons à l’époque, en 2005, pour qu’elle soit livrée, un an plus tard, aux terroristes du Hamas, qui en ont fait un chaudron terroriste...
La solution qui se dessine, à court terme, est une nouvelle occupation durable de ce territoire de 360 km2 (trois fois et demi plus que les 105 km2 de Paris intra-muros, bois compris…, soit l'équivalent, en surface, de Paris + la Seine-Saint-Denis, avec un population moindre, de 25%...)…
Cet échec complet, avant qu'Israël ne se ressaisisse maintenant - comme lors des cinq précédents assauts arabes -…, n’est pas seulement militaire, il est aussi policier !
Vu d'ici, et sous cette réserve, il semble que non seulement les 65 km de la barrière de sécurité étaient mal surveillés, mais aussi que les kibboutz proches de la bande de Gaza n'étaient pas gardés. Même la police de la ville d'Ashkelon, 150.000 habitants, à 20 km de Gaza (et 60 de Tel-Aviv) a été défaillante….
( La police d'Israël, ou Mishtara, est une force civile, employant 26 000 personnes + 75 000 volontaires. Leurs fonctions incluent la sûreté publique, l'investigation judiciaire, la gestion de la circulation et le maintien de l'ordre. Une force dotée de six fois moins d'hommes que l'armée de Tsahal….)
Conclusion : même un pays en guerre aurait tort de négliger sa police de proximité…S'agissant de la situation politique française, on peut faire l'hypothèse que la demande de sécurité exprimée par nos concitoyens, déjà très forte, va encore augmenter.
Ici, Rue Bleue, nous continuerons à faire campagne pour une vraie police de proximité, pour tous et partout, sur le modèle des brigades territoriales de la Gendarmerie, avec un ancrage résidentiel de tous nos policiers affectés à cette police de proximité, qu'ils appartiennent à la Police nationale ou aux polices municipales.
La seule objection qui tienne est d'ordre financier. Une brigade territoriale fixe, avec ses logements, coûte en moyenne près de 10 millions d'euros, pour 15 gendarmes, avec leurs familles. construire 1000 brigades de ce type, aurait un coût de 10 milliards d'euros (l'équivalent du budget de la Gendarmerie nationale). Est-ce trop ?…
Cet argument, qui est à considérer, vole en éclats quand il s'agit de sauver des vies humaines, et quand on attache un prix sans limite à celles-ci.
Demain, la sécurité publique va coûter de plus en plus cher aux contribuables.
Notre Etat-providence doit se reconvertir : passer de sa fonction redistributrice (qui a lamentablement échoué….) à sa fonction originelle, qui est de protéger la liberté de chacun, et donc les vies de tous !
Alain Dumait
Lire aussi : le billet de Gil Mihaely
3) Quelques informations importantes, en bref (avec liens)
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