Nous sommes le jeudi 14 septembre 2023.
Vous lisez le numéro 68 de “La Sécurité est un Droit - Rue Bleue”.
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Madame, monsieur,
Cette publication, associée à L'Essor de la Gendarmerie (c'est la même société éditrice) ne comporte aujourd'hui qu'un seul édito.
Bonne lecture !
(Et à la semaine prochaine…)
Tout d'abord, un message d'explication pour tous les destinataires de cette publication
Beaucoup d'entre vous savent que cette publication hebdomadaire est éditée par la société qui publie par ailleurs L'Essor de la Gendarmerie. Mais les deux sont indépendantes, avec deux agréments distincts de la CPPAP (Commission paritaires des publications et agences de presse).
Pas plus tard que dimanche dernier 3 septembre, M. F.D. m'a interrogé :
- " J'ai beau être abonné à L'Essor, je ne parviens pas à ouvrir complètement les messages de Rue Bleue"...
- Ma réponse : "Votre abonnement à notre magazine L'Essor vous permet de recevoir, chaque mois, votre exemplaire papier + un exemplaire numérique (liseuse). Il vous permet d’accéder à tous les articles du site lessor.org, et de recevoir, chaque samedi matin, à 10 heures, une newsletter reprenant les articles les plus récents de notre site. Mais, pour pouvoir lire l’intégralité du contenu de Rue Bleue, vous devez souscrire un abonnement spécifique, car cette publication n’est pas comprise dans votre abonnement à L'Essor".
Comme beaucoup de lecteurs sont dans ce cas, je me suis permis de reproduire cet échange.
Rue Bleue est donc une publication indépendante, sans publicité (ou presque), qui vise un large public : qui est directement concerné par les questions de sécurité publique. Elle ne peut vivre que des recettes de ses abonnés.
J'ai décidé de revoir le tarif de ces abonnements :
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Mon édito de la semaine
Faire des promesses qui ne seront pas tenues équivaut à se tirer une balle dans le pied !
La maxime "gouverner, c'est prévoir" est attribuée à plusieurs publicistes du XIXe siècle. Depuis lors, de nombreuses variantes ont été proposées: "gouverner, c'est mentir" ; "c'est trahir"...
Il demeure que, toujours, l'avenir doit être anticipé quand on le peut. Que les nécessités font loi. Qu'on ne peut pas toujours dire tout ce que l'on pense. Mais ne pas tenir ses promesses, quand on est un homme politique, n'est certainement pas la meilleure façon de garantir son avenir.
C'est à la lumière de cette réflexion que je m'interroge chaque jour sur la pertinence des promesses de Gérald Darmanin.
Il dit:
"On va faire reculer les trafics de drogue partout, même à Marseille !". Qui peut y croire ?
"On va faire baisser les violences intra-familiales (VIF) !". C'est un objectif louable, mais pas gagné d'avance.
"On va sonner la mobilisation générale pour assurer la sécurité des Jeux olympique". Là, après avoir dit ses réserves à l'égard de la décision prise, il ne peut pas faire moins.
"On va ramener durablement le calme dans les zones sensibles de nos banlieues.". Sans rétablir l'ordre au quotidien dans ces quartiers ? Sans assimiler toutes les populations qui y résident ? J'en doute…
"Garantir l’interdiction de l’abaya à l’école ?" Oui, avec la collaboration très active des personnels de l'Education nationale.
Monsieur le ministre, vous avez repris à votre compte, pour mettre en œuvre, la promesse du Président de la République de créer 200 nouvelles brigades de Gendarmerie. L'annonce, plusieurs fois reportée, devait être faite au 1er semestre 2023. Nous sommes bientôt à la fin du 3e trimestre.
Votre ancien ami, et rival d'un temps, Charles Pasqua disait "les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient"...
Monsieur le ministre : vous auriez tort d'être trop souvent dans la posture du renard de la fable de La Fontaine : "le corbeau, honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus".
Alain Dumait
Ensuite, voici trois informations mises en avant :
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