Nous sommes le jeudi 31 août 2023.
Vous lisez le numéro 66 de “La Sécurité est un Droit - Rue Bleue”.
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Madame, monsieur,
Cette publication, associée à L'Essor de la Gendarmerie (c'est la même société éditrice) comporte trois parties.
Vous y trouvez, cette semaine :
- D’abord des informations mises en avant.
- Puis un court éditorial, aujourd'hui sur le rapport des forces de sécurité intérieure à la vie politique.
- Puis quelques informations importantes et significatives.
Bonne lecture !
(Et à la semaine prochaine…)
D’abord trois informations mises en avant :
🟥 Faut-il que les policiers municipaux soient armés ou non ? C'est un débat récurrent dans certaines communes. Nos voisins suisses de Lausanne ont été interrogés sur la proposition d'un élu écologiste qui proposait de les désarmer, au moins dans certains quartiers. Le quotidien 24 heures a demandé l'avis de ses lecteurs. Résultat : contre à 85%...
🟥 A Nimes, quartier Pissevin (un homme de 18 ans tué par balles jeudi 24 août, deux jours après la mort d'un enfant de 10 ans, victime collatérale d'un règlement de compte sur fond de trafic de drogues), on réclame le retour de la police de proximité !
🟥 Plus de 2.000 personnes jugées après les émeutes de l'été 2023. Au 1er août, "2.107 personnes ont été jugées, 1.989 ont été condamnées (dont) 1.787 ont été condamnées à une peine d'emprisonnement", a détaillé le arde des Sceaux. Quatre-vingt-dix pour cent des personnes condamnées l'ont été à des peines de prison, a-t-il précisé. Une statistique importante, rapportée au nombre d'interpellations. Selon le ministère de l'Intérieur, près de 4.000 personnes ont été interpellées à l'issue des huit nuits d'émeutes.
Ensuite, mon édito de la semaine
Les forces de l’ordre ne font pas de politique, mais en subissent immédiatement les conséquences, plus que tout autre fonctionnaire !
Policiers et gendarmes ont aujourd’hui le droit de vote (depuis le 17 août 1945, pour les militaires). Des études assez précises nous disent d’ailleurs dans quel sens ils l’exercent… Mais ils sont soumis à un même devoir de réserve, codifié, pour les uns comme pour les autres, au livre IV, titre 3, chapitre 4 de la partie réglementaire du code de la sécurité intérieure.
Nul ne le conteste sérieusement, étant remarqué néanmoins que, pratiquement, il s’applique moins strictement aux représentants des organisations syndicales de policiers, qui s’expriment largement, quotidiennement, sur les télévisions d’information en continu, et les autres…
Pourtant, ils seront concernés directement par quasiment toutes les réformes décidées par le gouvernement.
On dira : “comme tout le monde ! “.
Non ! D’abord parce qu’ils sont tous fonctionnaires. Le budget de l’Etat, au-delà des programmes 176 et 152, fixe chaque année l’évolution du cadre budgétaire de leurs emplois.
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