Kessel

La sécurité générale est l’affaire de chacun!

Quand les citoyens se mobilisent eux-mêmes pour leur sécurité au quotidien, le travail de forces de sécurité intérieures est grandement facilité, et la situation s'améliore, comme à New-York, à partir des années 80.

Nous sommes le jeudi 23 février 2023. Voici le n°42 de votre newsletter La Sécurité est un droit (Rue Bleue). (Prix au numéro : 0,75€)

Préambule 

  • Aujourd'hui, ce service en ligne hebdomadaire adopte un nouveau nom d'enseigne, La Sécurité est un droit, titre agréé par la CPPAP (Commission paritaire des publications et agences de presse, N° 0125Z95059)

  • Les abonnés au magazine L'Essor reçoivent désormais, gratuitement, Rue Bleue, la newsletter hebdo de L'Essor de la Gendarmerie.

  • A partir du 9 mars 2023 cette lettre hebdomadaire (48 fois par an) sera payante pour tout le monde : 3€/mois, ou 30€/an. 

  • Jusqu'au 9 mars, l'abonnement annuel est exceptionnellement à 15€ pour un an.

La Sécurité est un droit, au-delà des personnels de toutes les forces de la Sécurité intérieure, s'adresse à un large public : ceux qui sont concernés par les questions de sécurité, et considèrent que d'autres politiques sont possibles.

En vous abonnant à La Sécurité est un droit, vous participerez à un combat dont cette lettre ne constitue qu’une première pierre. En nous soutenant, vous nous permettrez de développer notre action. Je compte sur vous !

Alain Dumait

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Tout fait de délinquance peut s’analyser, dans le temps, en trois phases : avant, pendant et après. C’est-à-dire: les causes et la prévention encore possible ; la commission, et le signalement aux autorités compétentes ; la sanction, et l’accompagnement du condamné, afin d’éviter, autant qu’il est possible, sa récidive. 

Ce schéma peut s’appliquer à quasiment tous les crimes et délits répertoriés dans notre code pénal, et même dans nos règlements administratifs.

A chacune des étapes évoquées, la participation des citoyens est utile, voire nécessaire. Il faut donc l’encourager. 

C’est l’objet de l’édito de ce jour. 

Prévention, dénonciations : mobilisation de l'opinion publique

Toute cause honnête est bonne à défendre. Celle de la sécurité pour tous, par la mobilisation de chacun, mériterait le label de "(très) grande cause nationale".Toute cause honnête est bonne à défendre. Celle de la sécurité pour tous, par la mobilisation de chacun, mériterait le label de "(très) grande cause nationale".

1) « Mieux vaut prévenir que guérir »

Selon l’adage bien connu dans toutes les langues du monde, « mieux vaut prévenir que guérir ».

Il s’applique à la santé comme à la sécurité. Il convient donc d’encourager, en les honorant, toutes les initiatives qui vont dans ce sens, s’agissant en particulier des fléaux qui minent notre société et détruisent les personnalités de milliers d’individus : la drogue, la prostitution, la pédophilie… pour ne parler que d’eux.

Sur ces terrains, de nombreuses associations sont à l'œuvre, avec un grand nombre de bénévoles.

Le monde associatif, riche de millions de bénévoles discrets et dévoués, fait ce qu’il peut. Personne ne saura compter les morts et les blessés épargnés par leurs actions. Chacun est responsable de lui-même. Aider les autres donne un sens à une vie…

2) L'article 223-6 alinéa 2 du Code pénal

La non-assistance à personne en danger est punie sévèrement par le Code pénal, article 223-6 alinéa 2. Ce principe s’applique à tout citoyen majeur. Encore faut-il que ce soit "sans risque pour lui ou pour les tiers", selon les termes de la loi.

Chaque jour, sans bruit, des milliers de nos concitoyens viennent en aide à des personnes en danger et, ainsi, sauvent des vies. Parfois les médias en rendent compte :

  • Le lundi 13 février dernier, sur un vol Paris-Cayenne, trois passagers gendarmes retraités sont parvenus à maîtriser un individu extrêmement violent et en état d’ébriété avancé. Grâce à eux, l’énergumène a pu être interpellé puis incarcéré dès sa descente d’avion. Félicitations à ces trois retraités de l'Arme !

De ce point de vue, anciens gendarmes, retraités ou non, réservistes ou pas, anciens des forces de l'ordre, sont en situation d’être d’excellents auxiliaires naturels des forces de l’ordre actives. De tels auxiliaires, on en manque !

Chaque jour, des milliers de nos concitoyens signalent à la Police ou la Gendarmerie des faits qui feront l’objet d’enquêtes et de poursuites, et même, très souvent, ces signalements permettent de prévenir des crimes. Parmi eux, les féminicides, de plus en plus nombreux, et pourtant de mieux en mieux prévenus…

A l’inverse, dans certains lieux, chez certaines populations, la solidarité s’étend jusqu’à couvrir des délinquants ou des criminels. On parle d’omerta… « Qui ne dit mot consent ». Ou, pour reprendre une formule en usage dans l’Administration : "le silence vaut acceptation"

Dans une démocratie apaisée, comme devrait être la nôtre, la collaboration entre les forces de police et les citoyens devrait être plus simple, plus naturelle, plus répandue. 

Comme le dit le Petit Larousse, "si la délation est méprisable, la dénonciation est un devoir" !

3) Pas de condamnation sans accompagnement du condamné.

La loi est dure, mais c'est la loi ! (dura lex, sed lex, disaient déjà les Romains). Elle doit donc être appliquée.

Mais la réinsertion des condamnés, outre son aspect moral – rendre leur dignité à des êtres humains – est aussi d'un grand intérêt social. Si 63% des détenus libérés de prison en « sortie sèche », sans accompagnement, récidivent dans les 5 ans, il est du devoir de tous de contribuer à réduire cette proportion. C'est pourquoi la mobilisation dans ce sens de la Fondation de France mérite d'être soulignée et encouragée. 

Signalons enfin, comme un coup de chapeau, l'action de l'Association nationale des visiteurs de prison, issue de la Société (très catholique et très sociale) Saint-Vincent-de-Paul.  

Conclusion

Quand les dépenses publiques consacrées à la sécurité, financées par les impôts, augmentent depuis 20 ans dans des proportions qui pourront difficilement être maintenues, et quand les résultats de ces efforts ne sont pas au rendez-vous, il faut trouver d'autres moyens d'action. Par exemple, encourager la mobilisation générale et bénévole par des campagnes de communication publique adaptées, en lieu et place de ces campagnes superfétatoires.

Alain Dumait

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Faudra t-il mettre des portiques de détection à l'entrée des salles de cours ?

🟥 Une professeure de d'espagnol de 52 ans d'un collège-lycée privé de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) a été poignardée mortellement par un élève de 16 ans, mercredi, dans une salle de cours.

Le GIGN parviendra-t-il à neutraliser tous les go-fast, gros distributeurs de drogues ? 

🟥 Déjà cinq opérations d'interception de go-fast réussies au tableau de chasse du Groupe depuis le début de l'année. Ce type d'opération peut mobiliser jusqu’à 25 militaires du GIGN, qui déploient les grands moyens pour détecter et prendre en filature les voitures dans le flux de la circulation. Au moment de l’interception, ces derniers misent sur la fulgurance de l’action. Furtifs et ne passant à l’action qu’avec l’accord des magistrats, ils déploient des herses et des techniques de diversion, telles que de spectaculaires murs de flammes pour provoquer un effet de sidération sur leurs cibles au moment du «top action». Menées au millimètre, les opérations sont à chaque reprise "cousues main" pour ne laisser aucune échappatoire aux trafiquants.

Trois autres divers faits :

🟥 Équipés de matériels d'interception sophistiqués, des escrocs ont intercepté les données de plus de 420.000 particuliers pour leur adresser de faux SMS au nom de l'Assurance maladie, afin de subtiliser leurs coordonnées bancaires. Le réseau vient d'être démantelé grâce à l'expertise du commandement de la Gendarmerie dans le cyberespace.
🟥 Les gangs issus de la communauté des gens du voyage irlandais, ou "bitumeurs", sont de retour sur le territoire français.
🟥 Un gendarme du Finistère poursuivi pour harcèlement et menaces de mort. Le sous-officier, affecté dans le Finistère, sera jugé en juillet 2023.

Les deux plus tristes…

🟥 Un élève-gendarme, affecté à la 6e compagnie d'instruction de l'école de Gendarmerie de Tulle (Corrèze) a été retrouvé mort, lundi 13 février 2023, a annoncé l'école le jeudi 16 février sur sa page Facebook. Il aurait fait usage de son arme pour mettre fin à ses jours. Selon nos informations, il était alors de garde au poste de sécurité de la caserne-école.
🟥 Toulon : Un policier se suicide dans son bureau avec son arme. Cet enquêteur de la police judiciaire âgé de 50 ans a mis fin à ses jours avec son arme de service. Le parquet n’a, pour l’heure, pas donné plus de contexte sur son geste.

Le chiffre de la semaine 

🟥 Selon ses porte-paroles, la Gendarmerie aurait enregistré 8.708 blessés en 2022, toutes causes confondues, dont 600 par arme. Et neuf décès en service entre les traditionnelles cérémonies d'hommage des 16 février 2022 et 16 février 2023.

NB : La Sécurité est un droit est désormais envoyée depuis une plateforme française, Kessel. Pour passer à la formule payante, cliquez sur le bouton ci-dessous, acceptez les CGU de Kessel, un lien de connexion vous sera envoyé pour vous identifier sur Rue Bleue et choisir l’abonnement auquel vous souhaitez souscrire. 

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"La Sécurité est un droit (Rue Bleue)"

Par nicolas leregle

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